14 octobre 2016

Léo

LEO

 

Y'a les hauts, les bas

Y'a pas qu'les bas Léo

Y'a les bas d'Léa déballés-là, au dos des badauds, dit,

Tout doux les hauts débats, les beaux débats

Des bidons ballonnés, baladant au bal les balles

De leur libido lit !

 

Moi je jette une fleur,

Aux lèvres qui rigolent

Aux commissures de la pluie sur nos lèvres folles

Et jette une fleur

A la pluie qui rigole

Sur la commissure de nos lèvres.

 

Y'a des bas, des hauts

Y a pas qu'des hauts débats

Y'a le beau d'Léo emballé-là, au fond d'un radeau qui,

S'emballe d'embellie dans l'embolie des biens lotis

Ballant avalant d'une traite une boite et ravi au lit !

 

Moi je jette une fleur,

Aux lèvres qui rigolent

Aux commissures de la pluie sur nos lèvres folles

Et jette une fleur

A la pluie qui rigole

Sur la commissure de nos lèvres.

 

Y'a les A les O

Y'a pas qu'les U Léo

Les bus, les vus, les pris privés d'amour envie d'vie vidéo

Dépravés sur l'pavé des pourparlers, emprisonnés

Déballé l'repas avalé un jour de livide au lit !

 

Moi je jette une fleur,

Aux lèvres qui rigolent

Aux commissures de la pluie sur nos lèvres folles

Et jette une fleur

A la pluie qui rigole

Sur la commissure de nos lèvres.

 

Y'a les O, les A,

Y'a qu'ça qu'est bon Léo

Dans les hauts dans les bas y'a qu'du beau, en doux méli-mélo

En do est l'homélie de l'embellie, la vie est belle

Je te vois ravie d'envie, je t'imagine ravie d'la vie !

 

Moi je jette une fleur,

Aux lèvres qui rigolent

Aux commissures de la pluie sur nos lèvres folles

Et jette une fleur

A la pluie qui rigole

Sur la commissure de nos lèvres.

 

© Joël Vaillant

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Les moutons

Les moutons

 

 Les bergers se sont mis d'accord

Il va falloir faire des efforts

Le prix de la laine est en baisse

Il faut combattre la paresse

Fini l'étable pour l'hiver

Plus question de se mettre au vert

Plus de dimanche à la semaine

Il n'y a plus de bas de laine

 

Plus question de tomber malade

Il faut manger de la salade

A 50 euros le kilo

Vous n'allez pas devenir gros

 Oubliez le loup qui s'approche

Faut mettre la main à la poche

Si vous voulez toujours sauter

Sur vos semblables alignés

 

Mais que font les moutons

Jouent-ils à saute-mouton

 

 Les bergers sont devenus fous

Sur leur moutons ils font joujou

Ils donnent la laine aux banquiers

Qui en on déjà bien assez

 Soi disant que c'est pour la crise

qu'ils font cette jolie remise

A ceux qui possèdent les champs

A ceux qui possèdent les gens

 

Ils vont bientôt nous vacciner

Contre nos mauvaises pensées

Pour vivre en collectivité

On ne peut pas y échapper

 Ils ont toujours la solution

Pour nos point d’interrogation

Vivez tranquille en attendant

Que le berger fasse ses dents

 

Mais que font les moutons

Jouent-ils à saute-mouton

 

Les bergers sont devenus loups

Leur troupeau leur coûte des sous

Le prix de la laine est trop bas

Il va falloir arranger ça

 Vous brouterez même la nuit

Sans en ressentir de l'ennui

Vous ne compterez plus heures

Votre vie sera de labeur

 

Vous n'aurez plus besoin de temps

Pour arriver jusqu'à 100 ans

Il va falloir en mettre un coup

Car nous n'avons plus rien pour vous

 Vous fumerez vos cigarettes

Derrière les murs de vos fenêtres

En attendant de vous coucher

Sur votre lit déjà passé

 

Mais que font les moutons

Jouent-ils à saute-mouton

 

 © Joël Vaillant

 

 

 

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10 octobre 2016

Si on est là

SI ON EST LA

 

 

 On a beau s'efforcer d' passer l' temps

Quand on attend le temps on a l' temps

Ça s'allume ça se fête ça s'entend

Ça demande du caractère,

 

De s'avancer devant tant de gens

Des visages éphémères qui pourtant

S'animent accrochent un sourire brillant

Se laissent faire sans s'en faire.

 

 Si on est là monsieur, si on est là monsieur dame

Accommodé du pavé du macadam dam dam

c'est qu'on n'a rien d'autre à faire..

C'est qu'on est là monsieur, c'est qu'on est là monsieur dame

Raccommodé à Paris par le Padam dam dam

C'est qu'on n'a rien d'autre à faire !

 

 Pour pas saper not' temps notre passe temps

C'est s' dessaper devant tant de gens

La chaire de poule aux odeurs d'encens

Se faire voir sans savoir faire.

 

Pour se dépasser de temps en temps

Dévisager les ombres devant

C'est effet merveilleux en chantant

Vaut bien tout l'or de la terre !

 

 Si on est là monsieur, si on est là monsieur dame

Accommodé du pavé du macadam dam dam

c'est qu'on n'a rien d'autre à faire..

C'est qu'on est là monsieur, c'est qu'on est là monsieur dame

Raccommodé à Paris par le Padam dam dam

C'est qu'on n'a rien d'autre à faire !

 

 

 © Joël Vaillant

 

 

 

 

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03 octobre 2016

Amnésie

Vous m'avez l'air d'être surpris

De me trouver dans votre lit

Nue comme un vers dans nos beaux draps

Allongée lovée dans vos bras

Vous qui m'avez parlé d'amour

Vous semblez tomber sur la tête

Mais pourtant vous ne rêvez pas

Je suis ici comme chez moi

 

Je suis chez moi un point c'est tout

Nous sommes chez nous rappelez vous

Notre fils a bientôt 20 ans

Vous êtes papa je suis maman

Nous avons 2 voitures un chien

Un crédit posé sur la tête

Nous allons dimanche à Conqreuil

Au baptême de votre filleul

 

Amnésie d'amour amnésie de jeunesse

Amnésie amnésie des ivresse

 

Vous m'avez l'air d'être surpris

De vous retrouver dans la boue

Tout seul à 5 heures du matin

Assis sur le lit d'un chemin

Vous regardez lever le jour

Mais un souvenir vous entête

Comment s'est passée cette nuit

Vous n'avez pas de parapluie

 

La pluie qui tombe en gouttes d'eau

Fait chavirer votre radeau

Elle peint en douce cette soirée

Qui n'aurait pas dû commencer

Vous rappelez vous les paroles

Les envolées les idées folles

Que vous aviez lancées le soir

Avant de perdre la mémoire


Amnésie d'amour amnésie de jeunesse

Amnésie amnésie des ivresse

 

Vous m'avez l'air d'être surpris

D'être étendu nu sur un lit

Vous le sentez vous avez mal

Dans votre chambre d’hôpital

Vous qui parliez de liberté

Vous la vivez en tête à tête

Le vendredi y a du poisson

Dans les draps blancs de vos prisons

 

     Les ongles bouffés de fatigue

S'accrochent au temps qui se débine

Ils s'entrechoquent à l'unisson

Dans l'océan de vos passions

Vous ne voyez plus la nature

Les montagnes sont des ratures

Qui déversent en ruisseau le sang

Sur les prisons de vos draps blancs

 

      Amnésie d'amour amnésie de jeunesse

Amnésie amnésie des ivresse

 

Vous m'avez l'air d'être surpris

D'être dans un tout petit lit

Mal installé 6 pieds sous terre

Dans une drôle d'atmosphère

Dans votre boite emmitouflé

Vous ne pouvez plus respirer

Le silence n'est plus au dehors

Tout est fini vous êtes mort

 

Le temps est un vrai cannibale

Il mange les vies qui s'emballent

Il a toujours de l'appétit

Sa fin vient petit à petit

Il engouffre les vies qui meurent

Il en fait des bouquets de fleurs

Bouquet d'ortie et de chardon

Bouquet des champs bouquet de jonc

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